Notre comportement quotidien peut modifier l’expression de nos gènes

Rick Hanson et Richard Mendius ont déjà démontré que la pratique du Bouddhisme (et notamment de la pleine conscience) influait directement sur notre cerveau et augmentait notre bien-être durablement (voir le cerveau de Bouddha). Il est aujourd’hui question de la justesse de l’approche de Thich Nhat Hanh à la lumière des découvertes en épigénétique. Il évoque les « graines » et nous reconnaissons l’ADN dont parle Joël de Rosnay. 

Outre la pertinence scientifiquement prouvée du Bouddhisme, le message à retenir est que nous possédons les clés de notre mieux-être et peut-être celui des générations à venir via notre comportement. Faisons les bons choix et n’hésitons pas à déconnecter les processus inconscients qui traversent les âges.

 

« Nous ne voulons pas léguer un traumatisme à nos enfants, c’est pourquoi il est primordial de ne pas nier ou enfouir nos émotions. Suivons une thérapie pour poser des mots sur nos maux. Cette reconnaissance et le processus d’expression corrigera l’ADN que nous transmettrons.

Et c’est aussi pour cette raison que la psychologie positive est si essentielle. Car si nous augmentons durablement notre bonheur, notre ADN portera les traces de ces efforts et nos enfants auront un niveau de base de bonheur plus élevé que le notre car n’oublions pas que 50% de notre bonheur est lié à notre patrimoine génétique. »

Je vous invite aussi à pratiquer la méditation qui a un effet bénéfique sur nos gènes (voir cet article).

  • Nous poursuivions avec les propos de Joël de Rosnay sur les enjeux des découvertes en épigénétique et de l’influence de notre comportement sur l’expression de nos gènes.
  • Je souhaitais maintenant partager avec vous les écrits de Thich Nhat Hanh, moine zen vietnamien qui évoque le fait de « nourrir les graines saines » dans son livre « La sérénité de l’instant« .

« La conscience existe à deux niveaux : comme des graines, et comme des manifestations de ces graines. Supposez que nous ayons une graine de colère en nous. Quand les conditions sont favorables, cette graine va se manifester en tant que zone d’énergie appelée colère. Ça brûle et ça nous fait souffrir. C’est très difficile pour nous d’être joyeux au moment où la graine de colère se manifeste.

Chaque fois qu’une graine a l’occasion de se manifester, elle produit de nouvelles graines du même type. Si nous sommes en colère pendant cinq minutes, de nouvelles graines de colère sont fabriquées et déposées dans le terreau de notre inconscient durant ces cinq minutes. C’est pourquoi il faut faire attention à la vie que l’on mène et aux émotions que l’on exprime. Quand je souris, je fais germer les graines du sourire et de la joie, qui s’éveillent. Tant qu’elles se manifestent, de nouvelles graines de joie et de sourire sont plantées. Mais si je ne souris pas assez pendant un certain nombre d’années, la graine va faiblir : je risque de ne plus être jamais capable de sourire !

Il y a beaucoup de graines en nous, des bonnes et des mauvaises. Certaines ont été plantées au cours de notre vie, d’autres nous viennent de nos parents, de nos ancêtres ou de la société. Dans un petit grain de mais, il y a la connaissance, transmise par les générations antérieures : comment germer, faire croître des feuilles, des fleurs et des épis. Et il en est de même pour nous« .

 

Voyez-vous le rapport entre ces 3 points ? Le rapprochement entre le Bouddhisme et les neurosciences m’avait déjà interpellé à la lecture du « Cerveau de Bouddha » de Rick Hanson. Ici, le parallèle entre les mots de Thich Nhat Hanh, Joël de Rosnay, Rick Hanson et Isabelle Filliozat me parait évident.

Qu’en pensez-vous ?

 

 

Bibliographie :

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